Ma vie d'expatriée

6 choses que j’aurais voulu savoir avant mon expatriation

Il vous est déjà arrivé de ne pas vouloir apprendre une leçon de la vie au détriment d’une expérience vécue? A cette question, je répond oui! Il y’a tellement de choses que j’aurais aimé qu’on me dise avant mon expatriation.Cela m’aurait peut être  permis de mieux aborder les difficultés qui se sont présentées à moi durant cette étape de ma vie. Mais d’une autre part , ces expériences vécues m’ont permis d’ouvrir ce blog pour les partager avec vous et aussi, de grandir grâce aux leçons retenues. Aujourd’hui, je partage avec vous les 6 choses que j’aurais aimé savoir avant de quitter mon pays.

 

Que j’allais louper des moments importants

Je pense que c’est la chose qui m’a rendue la plus nostalgique.Le fait de rater les anniversaires , les célébrations en famille, les moments de bonheur entre proche que j’ai jusqu’ici toujours été présente me rendait vraiment triste. A peine 1 mois après mon départ , mon père prenait sa retraite et j’aurais tellement voulu être là  pour le voir  partir en repos bien mérité.Disons que j’ai dû accepter  que tant que je vivrai loin de mes proches , je ne pourrais plus partager des moments de la vie avec eux. Quoi que avec les applications  de messagerie web, on peut s’envoyer des vidéos , des photos et faire même des appels,mais cela reste que virtuel.

 

Que l’expatriation allait me faire perdre des amis

Je dirai que mon expatriation a fait un tri dans ma liste d’amis. Déjà que 1 semaine avant mon départ, je me suis faite voler mon téléphone portable mais aussi,  une fois loin d’eux , cette distance te montre réellement  qui  pense à toi et ce qu’il pense réellement de toi.Je m’explique. Parfois, je me retrouvais  sans réponse après avoir un message pour prendre de leur nouvelle. Certains que je considérais comme mes amis présentaient clairement des signes de jalousie.Et pour finir, il y’a des amis que j’ai perdu car un fossé c’est creusé entre nous par manque de communication étant donné qu’on avait plus les mêmes occupations.

 

Que manger Africain allait devenir compliqué

C’est ici que l’acteur meurt comme on dit chez moi au Cameroun. Moi, amoureuse du eru, du gombo, du thieb et de l’attieke (pour ne citer que ceux ci) qui se retrouve entrain de calculer le nombre de fois qu’elle devra manger africain car faudra pas dépasser son budget? J’ai encore mal à cause de ça!C’est vrai que depuis que j’ai appris à bien gérer mon budget je consomme régulièrement africain. Mais parfois, tu cherches la denrée alimentaire de chez toi sans trouver.Pire encore si tu résides dans une ville où il y’a pas une population africaine assez importante. Je me retrouve donc parfois (bon la plupart du temps) à saliver quand mes amis m’envoient des photos  du mais braisé prune (safou) ou des arachides bouillies.

 

Que je dois compter uniquement sur moi même

Le temps d’entrer dans l’avion et de dire au-revoir à mes proches à suffit pour me faire accepter cette nouvelle réalité. Je devais à partir de ce moment apprendre à m’occuper de moi, à me soigner, à me nourrir   et à gérer toutes les situations qui se présenteront devant moi sans alerter la famille.Dans le but principale d’éviter que celle ci s’inquiète pour moi ou ne regrette  leur décision de m’avoir laissé partir vivre seule loin d’elle.

 

Se refaire une vie sociale peut être compliqué

Se refaire de nouveaux amis , développer de nouvelles habitudes , s’adapter à son nouvel environnement bref se faire une nouvelle vie n’a vraiment pas été  si facile pour moi. Et la plus part du temps pour la raison que nous connaissons tous. Sinon j’ai quand eu beaucoup de chance car il y’avait déjà une communauté noire assez ouverte et gentille dans mon entourage. Ce qui m’a permis de ne pas être trop renfermée sur moi.

 

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Que je disais adieu à certaines personnes

Un proche à moi c’est éteint 2 mois après mon départ. Je pense que de toutes les choses qui me sont déjà arrivées, celle ci était la plus difficile et inoubliable. Il a fallu que j’accepte que je n’allais pas assister à ses obsèques, qu’à mon retour la personne ne sera plus là , en gros qu’elle n’est devenue  qu’un souvenir.Ça n’a pas été facile au début , ça ne l’est toujours pas, mais disons que ça va mieux.A ceux qui traversent  cette situation je vous envoie pleins de bisous de réconforts.

J’espère que cette article montrera à ceux qui pensent que l’expatriation n’est que joie et bonheur que partir loin de chez soi reste un profond déracinement qui n’est pas sans conséquence.

Et vous , y’a t’il des choses que vous aurez voulu qu’on vous dise avant votre expatriation? Vous pouvez les partager avec moi en commentaire ou sur instagram.

 

 

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2 commentaires

  1. Hyper cool.je m’y retrouve TOTALEMENT.Attention aux quelques fautes qui peuvent faire perdre le sens des phrases(mots oublié,fautes de grammaire…)À part sa c’est SUPER COOL.moi j’aurai aimé qu’on me dise que l’école à l’Étrangé est beaucoup plus prenante ,ardu(pr moi qui est en médecine en italie du moins) et stressante(car des fois en plus des crs plutôt compluqués il faut gérer les soucis sociaux et familiaux qui ne manquent svt pas quand on est étudiants africains issus d’une famille pas très aisé de surcroît…DIEU fait GRÂCE)
    MERCI pr se bel article qui aidera sûrement plus d’un et du COURAGE pr la suite💖💖💖🙏🙏🙏

    1. Une go la says:

      Je prend note pour les fautes d’orthographes merci pour ton retour. Et courage à toi pour tes études de médecine.

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