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Afro-culture,  Roman

Le Vieux Nègre et la médaille de Ferdinand OYONO

Je l’avoue,  j’ai mis plus de 2 mois à terminer ce livre mais entre les cours , la vie et les imprévus,  j’étais très occupée et je  ne lisais plus de façon régulière. Le Vieux Nègre et la médaille est le premier roman de Ferdinand OYONO que je bouquine et je vous le recommande à 1000 %. Vous pouvez l’avoir au prix de 5 euros à la fnac.

 

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Résumé

Les mots prononcés par le commandant résonnent encore aux oreilles de Meka.Le chef des blancs en personne va le décorer, lui, l’humble, le pieux Meka ! Quel prestige pour sa famille et son village !

“La médaille que nous te donnerons veut dire que tu es plus que notre ami.”

Mais ces mots sont-ils sincères ?Un colon saura-t-il jamais regarder un indigène comme son égal ?La fraternité entre noirs et blancs est-elle possible dans un règime basé sur la domination ?

Dans ce roman, Ferdinant Oyono décrit sans concession le système colonial et brosse l’émouvant portrait d’un homme au crépuscule de sa vie

 

C’est avec beaucoup d’humour que Ferdinand OYONO  à travers ce livre partage avec nous la vie de Meka , un homme d’âge mur qui a donné ses fils comme soldats à la France et ses terres à l’église de son village faisant ainsi de lui un “bon chrétien”. Il s’est vu remercié un 14 Juillet par le chef des blancs qui l’a décoré d’une médaille dans des circonstances vraiment éprouvantes (attentes pendant de longues heures sous le soleil…etc)  en lui promettant amitié sans faille. Ce dernier s’est rendu compte que cette promesse n’était qu’un leurre le soir même de sa décoration en constatant des changements de comportements du prêtre blanc vis à vis de lui lors de la soirée organisée par les chefs blancs.

 

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Mon avis

En dehors du fait que j’ai dû lire ce roman en ayant un dictionnaire prés de moi ,je suis ressortie instruite après sa lecture car il  m’a fait plongé dans le quotidien de nos sociétés durant l’époque coloniale.La solidarité, le vivre ensemble , les réussites, les joies et les tristesses partagées par l’ensemble des habitants du village m’arrachaient des sourires en imaginant cette vie d’indigène.

De voir qu’il existait des personnes prêtes à tout perdre juste pour être appelées “ami” par les blancs nous montre que ce problème de perte d’identité culturelle que nous faisons face actuellement ne date pas d’aujourd’hui. La naïveté de la population de Doum face aux réelles intentions du prêtre blanc  à leur égard me donne envie de poser cette question au vu de ce que nous vivons actuellement : Cette naïveté  n’aurait elle pas résisté aux effets du temps?

 

Mes passages préférés

Si ton cœur se met à battre en arrivant au terme de ton voyage, rebrousse chemin

 

Rien de ce que nous vénérons n’a d’importance  à leurs yeux. Nos coutumes, nos histoires, nos remèdes, nos hommes mûrs, tout cela c’est comme les affaires de leur boy

 

La marmite dans laquelle on a préparé le bouc garde longtemps son arôme

 

Quelles sont vos lectures du moment?

Ma première revue de livre : Mon premier Roman Camerounais : Le Clan des femmes

Instagram : Une go la

 

 

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